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Démocratisation rime avec union !

« Notes de Styles propose des honoraires au forfait et non au pourcentage, car le travail du maître d'œuvre ne varie pas en fonction de la qualité des matériaux choisis. » Ce réseau d’agences franchisées d’architecture d’intérieur entend aussi se distinguer par d’autres convictions appliquées comme l’explique ici son fondateur, Jérémy Hérard, pour qui la démocratisation des prestations passe par une approche grégaire.       

 

Culture Agencement : Quel constat vous a conduit à créer en 2009 le réseau de franchise Notes de Styles ?

Jérémy Hérard : « Agé alors de 22 ans, je venais de diriger la construction d'une partie de l'hôpital de Vesoul (Haute-Saône) en qualité de conducteur de travaux et d'architecte d'intérieur. Souhaitant créer ma propre agence, je me suis posé la question des besoins réels des clients. Le respect des délais de livraison et des montants de devis est apparu comme le critère le plus important, mais aussi celui suscitant le plus fréquemment des déceptions, tant pour le bâti que pour les chantiers d'agencement intérieur. J’ai lancé mon activité à Montbéliard (Doubs) avant de m'installer en Alsace où j'ai développé mon entreprise en sarl. Désireux de faire bénéficier de mon expérience d'autres professionnels partageant la même philosophie, j'ai ensuite créé le réseau de franchise Notes de Styles.

 

Culture Agencement : Que représente-t-il aujourd’hui ?  

Jérémy Hérard : Il compte 11 agences actuellement, implantées dans diverses régions de France, et qui adhèrent à notre charte de fonctionnement, précisée dans un cahier des charges très complet de 1000 pages environ, normant toutes les prestations et actions possibles sans brider aucunement la créativité des architectes d'intérieur. Ce document permet à nos franchisés de garantir la qualité des travaux et des artisans qui les réalisent, mais aussi de proposer des lignes spécifiques de mobilier. Ils bénéficient également de frais de fonctionnement réduits, qu'ils peuvent répercuter positivement dans les tarifs qu'ils proposent. Ce qui singularise également les agences Notes de Styles réside dans le fait de proposer des honoraires au forfait et non au pourcentage, car le travail du maître d'œuvre ne varie pas en fonction de la qualité des matériaux choisis. Enfin, nos clients disposent d'une application mobile permettant de suivre en temps réel les avancées du chantier dans leur logement ou locaux professionnels. 

 

Culture Agencement : Quelles sont vos ambitions de développement ?   

Jérémy Hérard : Notre objectif est d'atteindre entre 20 et 25 agences maximum en poursuivant notre rythme annuel de 2 à 3 ouvertures. Je souhaite ainsi que le réseau conserve une taille humaine permettant des relations étroites et de confiance avec chacun des membres. C’est la condition sine qua non pour que Notes de Styles continue d'appliquer la philosophie qui a motivé sa création.  

 

Culture Agencement : On assiste depuis quelques années à l’émergence de groupements de professionnels annonçant leur volonté de démocratiser l’architecture d'intérieur. Est-ce aussi votre désir et pensez-vous que l’évolution vers de telles associations ou fédérations est devenue profitable, voire nécessaire, pour une profession dont certains déplorent le caractère isolé, sinon individualiste ?

Jérémy Hérard :  Je ne peux que saluer cette volonté de démocratisation et nous l’appliquons d'ailleurs clairement au travers de la mise en œuvre systématique du forfait d'honoraires. La démocratisation d'un produit ou d'une prestation passe en effet d'abord par son prix. Par ailleurs, le constat du caractère individualiste des architectes d'intérieur est peut-être la conséquence de la formation dispensée dans les écoles spécialisées et autres facs qui considèrent leurs étudiants dans ce domaine comme de futures professions libérales, exerçant seules ou en cabinet. Ceci est assez paradoxal lorsqu'on sait qu'ils ne reçoivent pas de formation comptable, ni de préparation à la vie concrète du travail qu’ils feront au quotidien. Je ne peux que me réjouir du développement de formules groupées ou solidaires dans notre filière d’activité, car elles confèrent aux architectes concernés des moyens de communication et des outils de travail qu'ils n'auraient pas en restant isolés. »

 

Propos recueillis par J.B

 



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