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Le bel écrin de la qualité de services

Pour Jean-Claude Lavorel, fondateur et directeur général du groupe homonyme qui compte 6 hôtels de 3 à 5 étoiles, la décoration et l’architecture d’intérieur sont des facteurs essentiels de confort, matériel et psychologique, de la clientèle. Prônant la personnalisation de chaque établissement auquel il imprime sa vision, il souligne la nécessaire conformité des prestations délivrées.

 

Culture Agencement : Quelle importance accordez-vous à l’architecture d’intérieur de vos hôtels de luxe et de grand standing comme vecteur d’image et d’identité, mais aussi de séduction et de fidélisation de la clientèle ?

Jean-Claude Lavorel : « J’accorde une grande importance à la décoration et à l’architecture d’intérieur, car outre le fait de provoquer une forte réaction émotive par l’effet visuel qu’elles génèrent, elles permettent à la clientèle de nos hôtels de se sentir bien, c’est-à-dire comme si elle était “à la maison”, dans un environnement rassurant et presque familier, tout en étant élégant. Ce facteur essentiel de confort matériel mais aussi psychologique joue dans les établissements de luxe ou de haut standing, comme dans ceux dédiés à une clientèle d’affaires.  De plus, réaliser un cadre agréable et soigné est une manière efficace de valoriser les hôtels, tant en termes d’image que de fonds de commerce. C’est pourquoi il est important d’y investir des budgets conséquents et d’y consacrer des équipes dédiées d’architectes d’intérieur et de décorateurs. Toutefois, pour qu’une décoration et un agencement soient pleinement réussis et appréciés, il faut que la qualité des prestations qui y sont proposées, notamment celle du service délivré par le personnel, soient également de haute tenue. La qualité du cadre est validée par ce que la clientèle y vit, et réciproquement.    

 

Culture Agencement : Qui décide de la définition et du choix des éléments constitutifs (mobiliers, équipements ménagers, tissus, etc.) de la décoration et de l’aménagement des espaces dans les hôtels du groupe Lavorel ?

Jean-Claude Lavorel : C’est moi-même, simplement parce que j’ai une inclination et un goût réels pour ce domaine. Je commence donc par donner aux architectes d’intérieur ma vision de ce que je souhaite voir se concrétiser dans l’établissement concerné, en fonction de divers critères tels que son histoire, sa localisation géographique et l’image qu’il doit générer. Le degré de conformité de leur travail qui en découle me permet de faire une sélection entre les différents projets pour valider les plus pertinents. En général, je suis en phase avec les idées préconisées par ces professionnels de l’agencement et nous pouvons avancer assez rapidement dans les étapes successives, notamment dans le choix du mobilier pour lequel il m’arrive de me rendre avec mes équipes dans des salons professionnels comme Maison & Objet.

 

Culture Agencement : L’agencement d’un hôtel haut de gamme ou de luxe doit-il répondre à des codes neutres et sobres pour rassurer une clientèle cosmopolite ? Ou doit-il, au contraire, dégager une identité forte, conforme aux traditions de la région où il est implanté, afin de dépayser ses résidents de passage (chaque hôtel ayant alors un agencement et une décoration spécifiques) ?

Jean-Claude Lavorel : Chaque hôtel doit avoir un agencement et une décoration spécifiques, sauf si l’on souhaite dupliquer le concept. Ainsi en est-il de l’hôtel d’affaires Kopster que nous avons ouvert en octobre dernier à côté du grand stade de Lyon, et dont nous envisageons de reprendre le même décorateur, qui lui a insufflé une forte personnalité, pour travailler sur des hôtels devant ouvrir dans d’autres régions de France. Nos autres établissements ont une histoire forte qu’il convient de préserver. C’est le cas du Palace de Menthon et de l’Auberge de Létraz (que nous avons rebaptisée Black Bass Hotel) sur le lac d’Annecy. Il en est de même pour le Chabichou à Courchevel, dont l’esprit de montagne ne saurait se traduire dans la même décoration que le Château de Bagnols, bijou architectural datant du XIIIème siècle, classé monument historique et qui offre un séjour d’exception au cœur des vignes du Beaujolais. Il n’est donc pas du tout dans ma vision de dupliquer des codes neutres et standards dans les hôtels du groupe Lavorel. Je pense d’ailleurs que cela ne répond plus aux attentes de la clientèle, contrairement à ce que véhiculaient à une certaine époque des groupes américains d’hôtellerie de haut standing. Nous avons eu d’ailleurs quelques discussions à ce sujet avec les dirigeants du groupe Marriott lorsque j’ai repris un de leurs hôtels à Lyon. Les clients européens sont aujourd’hui attirés par des hôtels atypiques.

 


 

Culture Agencement : Faut-il selon vous conserver longtemps la décoration et l’architecture d’intérieur personnalisés d’un hôtel haut de gamme, afin de les rendre intemporels, ou, au contraire, les changer régulièrement, afin de coller aux tendances du moment ?

Jean-Claude Lavorel : Tout dépend de ce que l’on entend par “longtemps” et par “régulièrement”. S’il faut bien sûr faire évoluer l’agencement et la décoration des hôtels, il faut aussi les conserver le temps suffisant pour amortir le coût de leur réalisation, et pour conférer une véritable identité aux lieux fréquentés. Un cycle moyen de 15 ans me semble pertinent, car les tendances ne changent pas plus vite si l’on a bien saisi l’air du temps au moment de la rénovation.    

 

Culture Agencement : Le groupe Lavorel hôtels a procédé à l’acquisition d’établissements de prestige au cours des derniers mois. Votre stratégie de déploiement va-t-elle se poursuivre cette année ?

Jean-Claude Lavorel : Nous travaillons sur divers projets d’acquisition, mais je ne connais pas actuellement le nombre de leur concrétisation. Nous réfléchissons aussi parallèlement à des projets de construction d’hôtels, afin de reproduire près d’axes autoroutiers ou zones d’activités ce que nous avons fait près du Groupama Stadium ou Parc Olympique Lyonnais. L’un d’entre eux est bien avancé en Ile-de-France. Nous conserverons le même segment de 3 étoiles minimum pour les hôtels d’affaires et de séminaires, et de 4 étoiles minimum pour les établissements de tourisme. »

 

Propos recueillis par Jérôme Alberola

Visuels :

En haut : Black Bass Hotel (Sévrier, 74)

Au milieu : Kopster Hotel (Lyon, 69)

Ci-dessous : Palace de Menthon (74)   

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